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Plan Piscine 2016-2021 : la Seine-Saint-Denis se jette à l’eau !
jeudi, 22 mars 2018

La Seine-Saint-Denis manque de piscines et un élève sur deux arrive au collège sans savoir nager. Le Département a voté en 2015 un Plan piscines pour une vague de constructions et rénovations en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés. EXPLICATIONS et DOSSIER DE PRESSE.

Pour apprendre à nager, il faut des bassins de natation. La Seine-Saint-Denis en manque singulièrement. Trente-six piscines et soixante-dix-neuf bassins en tout, cela faisait bien peu pour satisfaire les besoins de l’ensemble des habitants. D’autant plus que ces équipements étaient inégalement répartis sur le territoire, l’Est étant particulièrement moins bien doté.

Autre fausse note, la vétusté des équipements. La plupart des piscines avaient été construites durant les années 70, selon des critères qui ne correspondaient plus aux utilisations actuelles. A cette époque, l’aquagym par exemple n’existait pas encore alors qu’aujourd’hui tous les cours affichent complet. Il n’était pas non plus encore question de faciliter l’accueil de personnes à mobilité réduite, tandis qu’aujourd’hui tous les bâtiments publics doivent être accessibles à tous et toutes.

Le coût de l’entretien de ces bâtiments est élevé, particulièrement pour une commune qui en est souvent la seule propriétaire. Certaines piscines ont du fermer pour des travaux de rénovation importants, comme à Rosny-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil, Saint-Denis. A Aulnay-sous-Bois, la piscine fut même fermée pour des raisons de sécurité.

Construire une piscine coûte cher, de l’ordre de 8 à 10 millions d’euros d’investissement, on comprend alors que lors des dix dernières années peu ont vu le jour. L’une à Montreuil et l’autre à Clichy-sous-Bois. Cette dernière a été intégrée dans notre Plan exceptionnel d’investissement pour les collèges du Département.

Une question d’égalité et de sécurité publique

Le manque de piscines a des conséquences préoccupantes. D’après la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale, près d’un élève sur deux entrant en sixième ne possède pas les pré-requis au test sauv’nage. Pourtant réussir ce test ne signifie pas que l’on soit un spécialiste de la natation. Il s’agit seulement d’effectuer principalement 15 à 20 mètres en position ventrale, passer sous une ligne d’eau et revenir sur le dos et également tenir 5 secondes en position verticale. Pas de quoi défier Laure ou Florent Manaudou, mais le strict nécessaire pour assurer sa sécurité dans une eau calme. Le fait que la moitié des enfants de Seine-Saint-Denis en soient incapables pose un réel problème de sécurité.

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Pas question non plus pour ces enfants de pratiquer un des nombreux sports de nature nécessitant de savoir nager. Pour eux pas de voile, de canoë-kayak, d’aviron…

Face à cette situation, une grande partie des collèges attribue une large part de leurs créneaux horaires en piscine aux élèves de sixième pour combler leurs carences. Mais cela se fait au détriment des autres élèves qui ne peuvent alors continuer de s’exercer et améliorer leur nage.

Lancer l’action

Le Département avait donc décidé en 2015 d’impulser une dynamique pour combler le retard de la Seine-Saint-Denis en matière de piscines. Construire une piscine étant trop cher pour la majorité des communes et même des Établissements publics de coopération intercommunales (EPCI) du département. Les travaux du Schéma de cohérence territoriale des équipements sportifs (SCOTES) montraient la nécessité de mutualiser les équipements, partagés par les habitants d’un même secteur géographique, non plus d’une seule commune.

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Un comité de pilotage a élaboré ce plan piscines sous la responsabilité du président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. Il comprenait des représentants de l’État, du mouvement sportif départemental (CDOS 93) et comités départementaux concernés), de la Région Ile-de-France, de l’Institut régional du développement du sport et de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale. Ce comité de pilotage a déterminé l’emplacement des futures piscines à venir, conformément aux préconisations du SCOTES.

Coordonner, améliorer l’apprentissage

Pour qu’un maximum d’enfants de la Seine-Saint-Denis sache nager, il est également nécessaire de coordonner l’apprentissage. Un plan savoir nager fut également élaboré par l’ensemble des acteurs concernés. Il vise à améliorer et coordonner la durée, la fréquence et le nombre de séances par enfant, les cycles scolaires à privilégier, les modalités d’évaluation et de suivi. Furent également étudiées la formation des encadrants, les passerelles à créer entre les différents dispositifs et les complémentarités entre le mouvement sportif et l’Éducation nationale.

Georges Makowski.

DOSSIER DE PRESSE (mise à jour mars 2018)
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Dossier de presse Plan piscine 2016-2021.PDF
Le projet d’élaboration du Plan piscines départemental 2016-2021 avait été adopté par le Conseil général devenu depuis le Conseil départemental. Pour revoir la séance du 12 février 2015 dont il était le premier point de l’ordre du jour, cliquer ici.